Project Description

Jérôme Fidon est sur île déserte, celle d’un peintre fabricant d’images avec des tubes de peintures, des pinceaux, des crayons.

Est-il de son temps ? La question peut se poser à l’entendre asséner « les peintres italiens de la Renaissance avaient trois règles : penser, architecturer, illustrer le sensible. Je m’applique à respecter ces règles. »
Il a préfèré se demander si « on peut peindre des portraits après Giacometti ou Bacon ; des paysages après Nicolas de Staël, de la peinture abstraite après Rothko ».

Les images de ses personnages errants dans les mers et les villes en ruine, ses « Pietas » hiératiques et admirables de douleur, ne sont pas destinées à « charmer les ignorants » mais en phase avec les questionnements picturaux et existentiels d’un artiste voulant embrasser le passé et son époque.

Pour lui, les références ne doivent pas occulter l’émotion mais la magnifier. Jérôme Fidon souhaite toucher un public élargi et sensible plutôt que des spécialistes et des théoriciens